Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 20:55

Prendre exemple allemand, la meilleure façon de plonger l’Europe dans une récession plus terrible encore.

 

La croissance économique repose généralement sur trois moteurs : la consommation intérieure, les exportations et l’investissement publique et privée.

L’Allemagne a façonné son succès économique en réduisant fortement son coût du travail, cette marche forcée a dans un premier temps entraînait une baisse de la consommation et de la croissance, mais dans un deuxième temps elle a dopée les exportations, l’emploi industriel et les rentrées fiscales. Mais ce système ne fonctionne que dans un libre marché européen, ou l’industrie germanique trouve des débouchés importants et compense la consommation atone de son marché intérieur de 82 millions de consommateurs par les succès sur le marché de presque 500 millions de consommateurs de l’Union européenne.

Si tous les pays adoptaient ce modèle, basé sur l’exploitation du marché intérieur de ses voisins, la consommation européenne s’écroulerait.

Le succès allemand, c’est la transposition économique du mythe du vampire, qui se maintient en vie en aspirant la vie des autres, l’économie allemande vit sur la consommation des ses partenaires économiques.

Demain, la France casse ses coûts salariaux et réduit sa consommation, dans les mois qui suivent c’est une récession terrible, et ensuite pas sûr que la consommation des autres pays européens permette de maintenir les ventes de  l’industrie des deux pays les plus peuplés d’Europe.

Enfin l’industrie française n’est pas l’industrie allemande avant de vouloir copier l’Allemagne, il faudrait ré industrialiser notre pays.

 

La règle d’or une hérésie économique et historique.

 

Les pays d’Europe devront avoir une gestion des budgets beaucoup plus rigoureuses, mais ne faisons pas n’importe quoi, réfléchissons un peu plus loin que sur un horizon court termiste.

La règle d’or interdit toute politique budgétaire déficitaire. Qui peut assurer l’impossibilité de la survenue d’une crise économique ou militaire dans un avenir plus ou moins lointains ? Avec cette règle, nous sommes assurés de ne pouvoir répondre à de telles crises, c’est à dire que la règle d’or serait immédiatement foulée au pied par tout gouvernement responsable. De plus il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, pour assurer une gestion rigoureuse des budgets des états européens, il faut régler le problème de financement de la dette car avec des taux à plus de 7 % impossible de tendre vers un équilibre. Il faut en priorité absolue modifier les règles de la BCE pour permettre un financement à des coûts très faible des Etats. Et il faudra passer aussi par des réformes en particulier des réformes fiscales. En France, nous avons trop d’impôts différents, il faut simplifier le système et le rendre plus efficace et je vous incite à lire et à visiter « Pour une révolution fiscale » de Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, leurs travaux ne sont pas une réponse absolue mais mérite d’inspirer nos politiques.

 

Les nouvelles règles européennes, un déni de démocratie.

 

Le couple Merkel-Sarkozy veut imposer des règles supra-nationales qui permettraient de sanctionner les pays pas assez vertueux, c’est inadmissible. Les gouvernements sont élus par le peuple, et ils répondent devant le peuple, avec de telle mesure, c’est la commission européenne, la BCE et la cour de justice européenne qui fixeraient la politique économique de chaque état membre de l’UE et non le vote du citoyen. C’est tout simplement inacceptable.

 

Sarkozy 2008-2011 : 3 ans de perdu

 

En 2008, Sarkozy promettait des marchés financiers moralisés et un marché moins « tout puissant », 3 ans, absolument rien de changer. Aucune réforme de fond sur le fonctionnement des banques et des marchés financiers. Et la Grèce, l’Italie prouvent que les marchés financiers tiennent toujours les politiques et non l’inverse.

Par beauvois bruno
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 12:36

Le drame terrible de cette jeune fille violée, assassinée, nous démontre une fois de plus le manque de réflexion et le bougisme du Président de la République.

                       

Depuis 7 ans, nous avons eu 5 textes de lois sur la récidive et on nous propose un sixième.

Textes qui ont deux particularités, d’avoir été écrit rapidement, dans les quelques jours qui suivaient le drame et très imparfait puisqu’il a fallu revenir 5 fois sur ses textes.

 

La récidive criminelle est bien sûr dramatique même si elle ne représente que très peu de cas par an. Elle demande une construction législative réfléchie et globale, et cette qualité de réflexion ne peut se faire dans la précipitation et sous l’emprise de l’émotion.

 

Il faudra bien un jour  donner du temps au temps pour construire une loi généraliste en sachant que le risque zéro n’existe pas. Il faudrait se donner un an pour avec des magistrats (procureurs, juges d’instruction et juges d’application des peines), des associations de victimes, des criminologues et des psychologues pour construire une loi pérenne qui viserait à limiter au maximum les risques de récidives.

 

Et il faudrait aussi avoir des responsables politiques qui ne courent pas derrière le fait divers, mais qui aient une analyse complète des causes de morts violentes en France. Les récidivistes sont responsables en moyennes de moins de 5 morts par an, les meurtres dans le cadre familiale sont responsables entre 250 et 350 morts par an (femmes battues, mari jaloux et drames du divorce), or ces centaines de victimes n’ont eu le droit à aucune réflexion, aucun projet juridique,  ce sont des victimes quasi anonymes qui ne bénéficient pas de la couverture du 20 heures alors les épouses et les compagnes peuvent continuer à être assassinées dans le silence médiatique le plus complet.

 

Et que dire des 4000 morts sur les routes et des presque 20000 morts accidentelles ( escalier, échelle, piscine, monoxyde de carbones, électrocutions, guêpes etc. …)

 

Il faut traiter la récidive mais ne pas oublier de réfléchir sur les dizaines de milliers de victimes d’accidents de la vie.

Par beauvois bruno
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 18:13

L’état de droit se définie comme

«  La primauté du droit est une situation juridique dans laquelle chacun est soumis au respect du droit, du simple individu jusqu'à la puissance publique . »

 

Cette notion, d’origine allemande (Rechtsstaat), a été redéfinie au début du vingtième siècle par le juriste autrichien Hans Kelsen, comme un Etat dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée. Dans ce modèle, chaque règle tire sa validité de sa conformité aux règles supérieures. Un tel système suppose, par ailleurs, l’égalité des sujets de droit devant les normes juridiques et l’existence de juridictions indépendantes.

 

La genèse de cette notion est beaucoup plus ancienne, elle remonte au moins au droit romain,

Mais le principe d’égalité de tous devant le droit est beaucoup plus récent, ce principe fut posé par la révolution américaine mais surtout par la révolution française. L’ancien système superposé trois droits ( pénal, civils et fiscal) pour le tiers état, pour la noblesse et pour le clergé et pour compliquer  nous avions les particularismes régionaux. La révolution par la nuit du 4 Août et par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen créa un concept de citoyen tous égaux devant les tribunaux.

 

Mais après cette période béni de la révolution, la période obscure de la terreur lui succéda.

 

Dans de nombreuses révolutions après l’euphorie de la liberté, nous avons vu apparaître un retour à l’ordre terrible, et toujours au nom des principes de la révolution, sauf dans les révolutions de certains pays ex communistes d’Europe orientale.

 

Alors pourquoi ce balancier ? Dans des sociétés traditionnelles, avec peu d’accès à la culture et à l’éducation, avec un pouvoir et la famille du pouvoir tout puissant, la création d’un état de droit, fut-il à nos yeux rétrograde, est une avancée.

 

En Libye, remplacer le pouvoir absolu de Kadhafi, un système juridique totalement arbitraire par la charia est, même si cela est terriblement choquant, un pas vers un état de droit, tous les Libyens sont jugés par les mêmes lois (certes terriblement rétrograde).

 

Pendant la révolution française, l’instauration de la citoyenneté de droit aboutie à la terreur.

 

Alors les révolutions sont-elles condamnées à une période obscure plus ou moins longue ? Oui et non, tout dépend le niveau de développement du pays de la révolution. C’est ma théorie, elle est peut-être en partie erronée, mais plus une société est d’un point de vue médicale, éducative et économique, dure avec les individus, plus la survie de l’individu, de la famille n’est pas garantie, plus l’état de droit protège la société et la famille au détriment de l’individu.

 

En France de 1790, la Russie de 1917 et la Libye de 2011 ont cherche à garantir la survie de la société en négligeant l’individu. La terreur et la charia sont là pour garantir la tranquillité du groupe en faisant disparaître le moi individuel.

 

En France, le respect de la personne, la reconnaissance de l’individu s’est étalé sur plus d’un siècle. La révolution de velours tchèque de 1989 n’est possible que parce que le pays a un certain niveau de soins médicaux, de développement économique et d’éducation, la révolution a pu se faire tout en reconnaissant le droit à l’individu d’être lui-même et non uniquement une partie d’un groupe.

 

En Tunisie, pays du Maghreb relativement développé, ce sont des islamistes dit modérés qui ont remporté une majorité relative. En Libye, pays arabe tribal, c’est la charia et la charia est là pour assurer la pérennité du groupe en niant l’individu (et surtout la femme qui n’existe que pour enfanter et garantir la pérennité du clan).

 

Le droit n’est que le reflet de la société, il la protège quand son  existence est en jeu au détriment de l’individu, souvenez-vous des lois liberticides américaines au lendemain du 11 septembre.

Par beauvois bruno
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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 08:39

Pas si sûr. Le système économique et financier est tellement imbriqué qu’un effet domino est à envisager.

Nous avons la quasi-totalitéé des états de l’OCDE qui sont fortement endettés( Japon, pays de l’Union européenne, USA, Canada). Leur budget est toujours en déficit et le retour à l’équilibre n’est pas envisagé avant 2014-2015.

Actuellement ces états contractent de nouveaux emprunts pour rembourser les anciens qui arrivent à échéance et pour combler le déficit.

Nous avons vu la Grèce, le Portugal, l’Irlande frôlaient l’incident de paiement. Et si demain un pays d’Europe, d’Amérique du Nord ou le Japon se trouvait en cessation de paiement ?

Très vite, suite à ces impayés, les banques possédant des créances sur les états se trouveraient en situation délicate. Suite à ces défaillances, les autres pays de l’OCDE auraient d’énormes difficultés à trouver de l’argent frais sinon à des taux prohibitifs. Mais sans nouveaux prêts impossible de rembourser les anciens ( les amortissements de prêts pour la France représentent entre environ 40 % des recettes de l’état, or le budget est en déficit, c’est à dire que sans emprunt supplémentaire, l’état est dans l’impossibilité de rembourser les échéances à venir). Nous assisterions à une faillite en chaîne des états dits riches suivie de la faillite des banques ruinées par leurs créances insolvables. Nous avons déjà vu les plongeons en bourse de banques très impliqués auprès d’états à la situation très fragile.

Ce scénario catastrophe est tout à fait possible, en particulier dans les pays de l’euro, la BCE étant indépendante, ils n’ont pas la certitude que la banque centrale interviendrait et ferait tourner la planche à billet pour éviter l’incident de paiement.

Cette crise serait bien pire que 2008, elle serait une réplique terrible et dévastatrice, car à la défaillance des banques, il faudrait ajouter la défaillance des Etats.

Il faut rappeler que les Etats étaient intervenus massivement en 2008 pour éviter l’effondrement en chaîne du système financier mondial, en début 2012 les Etats n’auront plus les moyens d’intervenir, et l’effet domino pourra s’enclencher.

Nous voyons déjà la Grèce s’enfoncer tous les jours un peu plus, le régime imposé à la Grèce est en train de la tuer. La purge fait fondre ses dépenses mais elle est tellement forte qu’elle entraîne une baisse de la consommation massive et une baisse de la production. La production nationale recule de plus de 5 % ; résultat les recettes fiscales diminuent plus vite que les diminutions de dépenses et la Grèce s’enfonce, et notre président veut avec sa règle d’or imposer à la France le traitement qui en train de tuer l’économie grecque. Avec une récession généralisée, dans quelques semaines, quelques mois, un état se déclara en cessation de paiement et les banques et les autres états suivront comme une réaction en chaîne.

 

Comment éviter le pire ?

En préambule, on peut regretter qu’en 2008, de nombreux Etats dont la France, aient préféré prêter aux banques plutôt que de les nationaliser. La nationalisation des banques aurait permis aux états de garantir leur approvisionnement en argent frais.

Mais aujourd’hui faute d’avoir agit en 2008, il faut résorber la dette et il n’y a que deux solutions : la plus drastique, le rachat par les banques centrales des dettes des états et on efface la note, la seconde garantir les dettes  par les banques centrales et générer un peu d’inflation (4 à 5 %).

Avec une inflation du niveau des trente glorieuses, en 8 ans, du fait de la dévaluation de la monnaie, vous annulez la moitié de vos dettes.

Mais ce traitement ne suffira pas, il faudra l’accompagner d’une réforme fiscale et des fonctionnements des états très importants. Et peut-être s’inspirer des pays nordiques, qui ont arrivé à avoir une société avec une bonne couverture sociale, un chômage contenu, un taux de délinquance parmi les plus faibles et un endettement contenu.

Nous devrons aussi revoir le fonctionnement de l’OMC et imposer à la Chine une revalorisation très forte du Yuan.

Afin il est évident que nos états devront impulser une politique de réindustrialisation, un retour au plan. En France, nous devons inventer les héritiers des airbus, du TGV, de la fusée Ariane. Ces politiques passent par un volontarisme d’état et une réflexion sur un retour d’une certaine forme de protectionnisme.

Par beauvois bruno
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 10:07

Il y a quelques mois, lors d’une projection débat d’un film sur les placements équitables, j’ai devant une centaine de personnes annoncé la crise actuelle.

 

Lors de cette prise de parole, j’avais clairement prévu la crise de confiance envers les états.

C’était hélas tout à fait prévisible, et je ne comprends pas l’autisme et l’attentisme des gouvernements européens et d’Amérique du Nord. En effet, tout permettait de prévoir une crise majeure dans les mois qui arrivaient.

 

Pas une crise nouvelle, mais la suite de la crise de 2008, une réplique beaucoup plus puissante et dévastatrice. Cette crise est la résultante de non-choix fait par nos politiques. En effet la crise financière de 2008 annonçait la fin d’un cycle, comme la crise de 1928 et la crise des années 70.

 

Après 1928, le modèle libéral fut petit à petit abandonné au bénéfice d’un modèle keynésien.

Le modèle keynésien avait garanti pendant les 30 glorieuses, le plein emploi et la croissance au prix d’une inflation entre 4 %et 6 %. Au début des années 80, mise en difficulté par l’accélération des échanges internationaux, le modèle keynésien fut remplacé par l’arrivée triomphante du néo-libéralisme.

 

Aujourd’hui nous assistons à la fin d’un cycle, le néo-libéralisme s’écroule de lui-même, nous devons penser, imaginer un nouveau système économique.

 

Ce nouveau modèle devra à la fois corriger les dérives du néo-libéralisme et faire preuve de pragmatisme en tenant compte de la mondialisation.

 

 

 

Non à la règle de plomb

 

La pseudo règle d’or est un miroir aux alouettes, elle est économiquement dangereuse et politiquement injuste.

 

Une règle inapplicable :

 

Durant ces quarante dernières années, la France a été en déficit quasi constant. Les deux périodes de pics de déficits furent le gouvernement Balladur ( avec comme ministre du budget un certain Nicolas Sarkozy) et le gouvernement actuel.

 

Notre président est, en tant que président et ministre du budget sous le gouvernement Balladur ,le pire gestionnaire depuis quarante ans, personne n’a autant creusé le déficit français que lui.

 

Aujourd’hui, il voudrait refaire sa virginité budgétaire en instaurant pour le futur une règle d’or. Il promet pour le futur l’exact inverse de ses actes actuels. Curieux et difficilement crédible  et même impossible.

 

Impossible pour trois facteurs :

-         Le poids de la dette de la France a fortement accru, les intérêts représentent l’équivalent de l’impôt sur le revenu. C’est une dépense en pleine augmentation.

-         L’inquiétude sur la possibilité de remboursement des prêts pousse les investisseurs à renchérire le coût de l’argent, c’est à dire à augmenter les taux d’intérêts, les charges d’intérêts vont donc augmenter.

-         La crise va impacter la croissance et forcément la limiter voire l’annuler, il n’y aura pas d’augmentation de recette fiscale générée par le dynamisme économique.

 

 

On le voit, le poids de la dette va entraîner une augmentation automatique des dépenses de l’état et la crise va limiter les recettes. Comment dans ces conditions espérer un retour à l’équilibre, il est tout simplement impossible.

 

Une dette non remboursable :

 

La dette représente aujourd’hui environ 85 % du PIB, elle va encore progresser de quelques points pour atteindre autour de 90 % d’ici fin 2012. Cette dette s’est constituée en 30 ans, avec deux pics très forts : celui de 1992-95 ( Nicolas Sarkozy ministre du budget ) et notre période actuelle.

 

Pour désendetter la France, il ne faut plus non seulement de déficit budgétaire, mais dégager des excédents.

 

Comment peut-on promettre une politique de désendettement qui devrait durer au moins 30 ans, avec comme condition une croissance assez forte et aucune crise économique et/ou militaire importantes.

 

Nous sommes aujourd’hui en pleine crise, le remboursement des intérêts de la dette représente le deuxième poste budgétaire et il est en pleine augmentation. Dans ces conditions la dette est tout simplement non remboursable.

 

Une hérésie historique :

 

La règle d’or permettrait de maintenir artificiellement en vie, un monde, un modèle économique en train de s’effondrer. Notre modèle actuel reposait sur une politique néo-libérale, or ce modèle s ‘effondre sous nos yeux.

 

On demande aux citoyens de faire des sacrifices énormes pour maintenir par acharnement thérapeutique un paradigme  économique appartenant de fait au passé.

 

Nous assistons à l’impossibilité du président Sarkosy de réaliser la situation actuelle. Il était l’homme de libéralisme, l’ami des puissants, l’homme de bouclier fiscal, il ne peut réaliser que son modèle économique est en fin de vie.

 

Un contre sens économique :

 

La règle d’or générait, si elle était appliquée, des sacrifices énormes. Une réduction drastique des dépenses signifie des coupes sombres dans l’éducation, la santé, la police. Moins d’enseignants, d’infirmières, de policiers, et un monde de plus en plus dur et difficile à vivre.

 

Cette politique d’austérité entraînerait un recul de la croissance et une augmentation du chômage avec in fine un tour de vis supplémentaire pour les comptes sociaux.

 

Cette règle nous mène vers une crise durable, voir des risques importants d’explosions sociales potentiellement très violentes.

 

Et  autant de sacrifice, de risque pour à la fin, rien, avoir raté le tournant de l’histoire. Nicolas Sarkozy se comporte comme la réincarnation de Herbert Hover. La règle d’or au niveau européen serait notre loi Hawley-Smoot , une formidable et terrible machine a accéléré et à accroître la crise.

 

Au contraire, il nous faut être actif, imaginé à la manière de Franklin Roosevelt, un  autre modèle, une autre économie.

 

Une injustice pour le peuple :

 

La situation actuelle est née d’un lobbying important des banques et des grandes entreprises.

 

Nous avons assisté à un discours de toujours moins d’impôt et au niveau européen à une mise en concurrence des états.

 

Au niveau national, notre déficit se creusait au fur et à mesure des niches fiscales et des réductions d’impôts. Aujourd’hui une personne touchant le SMIC supporte un taux de prélèvement largement supérieur ( autour de 42 %)au personne touchant plus de 100 000 euro par mois (autour de 35 %).

 

Les multinationales comme Total paie bien moins d’impôts que le petit restaurateur ou l’artisan plombier du quartier, le monde marche sur la tête.

 

Au niveau européen, la France est le plus gros contributeur après l’Allemagne à l’Union européenne, nous avons financé l’Europe pour que l’Irlande, les pays baltes, les ex pays de l’Est puissent faire du dumping social et fiscal. On leur donnait de l’argent pour qu’ils puissent attirer nos entreprises, nous avons financé nos départs d’entreprises, c’est de la folie.

 

Et comme avec la mise en concurrence des états, le niveau de vie des citoyens et les recettes étatiques stagnaient, les banques eurent les même réponses : Continuez la politique de baisse des impôts et de concurrence acharnée, Ne vous inquiétez pas, nous allons financer l’économie par les prêts.

 

Et aujourd’hui alors que la situation catastrophique est née d’un lobbying acharné des grandes puissances de l’argent, on demande au peuple de se sacrifier. Ayons le courage de dire NON.

 

 

 

Vers une sortie de crise

 

En 2008, si les gouvernements avaient voulu ouvrir les yeux et mettre en place des outils de contrôle de la finance, nous aurions pu peut-être éviter la situation actuelle. Hélas au nom du dogme libéral, ils n’ont rien voulu comprendre.

 

Nous devons aujourd’hui sortir du carcan du néo-libéralisme et inventer de nouvelle voie, de nouvelles règles économiques.

 

Je propose de mutualisé les dettes des états de la zone Euro, et la reprise des  dettes par la banque centrale européenne. La banque centrale européenne se chargeant d’échanger les dettes contre un crédit obligataire sur 40 ans avec un taux d’intérêt calqué sur le taux d’inflation.

 

La dette des états serait donc annuler, les budgets redeviendraient excédentaire ( en France la charge de la dette représente environ 15 % du budget et en augmentation très rapide). Et par partir de cette situation, il conviendrait d’imposer aux Etats d’avoir un budget excédentaire, cet excédent étant reverser à la banque centrale européenne.

 

Il conviendrait aussi de prévoir des exceptions à cette règle en cas de crise économique ou militaire grave.

 

Bien sur, il conviendra de mettre en place un vrai gouvernement économique européen, dont la priorité sera de fixer un niveau d’imposition minimum et un taux de prélèvement social plancher afin d’éviter que l’Europe finance les délocalisation comme actuellement.

 

Bien sûr les tenants de l’ordre ancien, les amis des puissants crieront à la folie, à l’hérésie mais qu’ont ils à proposer, rien sinon nous envoyer dans une crise majeure mondialisée et dont personne ne peut prévoir les conséquences.

 

Aujourd’hui, il est temps de mettre l’économie au service de l’homme et non plus au service de la finance internationale.

Par beauvois bruno
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bruno

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